L’histoire de l’association

  1. Retour aux sources : la stérilisation avant 1960
  2. La première association : l’ANRSC
  3. De l’ANRSC à l’ANIRSC
  4. Du monde à l’Europe et de l’Europe au monde…
  5. Retour à l’Europe
  6. Jusqu’à la France : l’AFS 
  7. 2016 : la SF2S

De l’ANRSC à l’ANIRSC

ANIRSCLors de l’assemblée générale de l’association en 1982, Jean-Pierre LOUVET, surveillant en stérilisation centrale à Bourg-en-Bresse, proposa comme alternative :

  • d’ouvrir l’association à toute personne intéressée par la stérilisation sans distinction de grade ou de fonction,
  • de mettre un terme à l’auto-formation au profit d’intervenants de niveau scientifique,
  • mais aussi de reconsidérer le sigle de l’association en regard de l’octroi de responsabilité en stérilisation qu’elle s’était maladroitement appropriée.

L’assemblée générale cette année-là fut  » animée  » : la présidente, Mme Odette PERNOD de l’APHP démissionna et Jean-Pierre LOUVET fut élu pour son programme.

L’ ANRSC changea de nom et devint l’ ANIRSC (Association Nationale des Infirmier()s responsables des Services de Stérilisation).

L’association reprit son tour de France et progressa très vite grâce aussi à la générosité recouvrée des fournisseurs.

Les sessions de perfectionnement furent portées à deux jours et demi, chaque demi-journée de formation étant traditionnellement consacrée à un thème d’hygiène, à l’approche théorique de la stérilisation, à des thèmes pratiques, à l’évolution des dispositifs et des techniques médico-chirurgicales d’actualité, et la dernière demi-journée au rôle, fonction et activité du cadre en stérilisation.

L’ ANIRSC mit aussi en place une aide aux nouveaux cadres en stérilisation par l’organisation de stages d’observation dans des centres hospitaliers représentatifs des bonnes pratiques.

L’ ANIRSC était aussi en mesure d’assurer des audits à la demande des établissements désirant évaluer leurs pratiques et proposait si besoin les réajustements nécessaires.

L’ ANIRSC a également été souvent sollicitée en médiateur dans le cas de conflits entre fournisseurs et clients portant le plus souvent sur des déficits de performance d’équipements lourds de stérilisation.

L’ANIRSC était représentée dans nombre de commissions de travail d’intérêt national telles que :

  • la rédaction du guide sur les bonnes pratiques de stérilisation,
  • la rédaction d’un cahier des charges type pour l’achat d’un autoclave à vapeur d’eau,
  • la rédaction d’un cahier des charges type pour la maintenance d’un autoclave à vapeur d’eau,
  • les commissions de normalisations françaises puis européennes,
  • les comités pédagogiques et jurys d’examen pour l’obtention du diplôme d’état d’infirmière de bloc opératoire,
  • la commission d’octroi du label  » Charte Qualité  » des fabricants d’instruments de chirurgie et appareils de médecine.

Le nombre de participants aux journées de formation et de perfectionnement augmentait régulièrement chaque année pour atteindre près de 500 congressistes lors de la 17ème et dernière session en 1993, date du départ de notre secrétaire : Mme UNSAIN.

Le sort s’acharna dès lors sur l’association : la lourdeur de la logistique nous incita en 1994 à confier l’organisation du congrès de Marseille à une société phocéenne prestataire de service, spécialisée en la matière. Celle-ci démontra une incompétence inégalable : le congrès dut être annulé en dernière minute, la société n’avait, entre autre, réservé ni salle de conférence ni traiteur.

Plus triste encore l’année suivante : le congrès prévu à Bourg-en-Bresse avec plus de 70 exposants inscrits dut être annulé en dernière heure faute d’inscriptions de participants : la nouvelle secrétaire, incapable d’utiliser le fichier informatique de l’association n’avait pas envoyé les programmes aux 1800 adhérents et a préféré mentir, jurant que c’était fait, plutôt que d’avouer son incompétence.

Le parc des expositions, le traiteur et autres prestataires de service durent être indemnisés et l’association fut ruinée.

Un rapprochement avec le CEFH fut proposé par le président de l’ ANIRSC comme seule solution à la pérennité des journées d’Infirmières dans le cadre des congrès de stérilisation et reçut en écho un avis favorable de son Président Bernard CHARLES …mais le corporatisme infirmier fit entrave et eut raison du projet, quoi que…le temps fait parfois bien les choses : la plus opposée d’alors rejoignit plus tard en catimini le comité pédagogique du CEFH.

L’ ANIRSC quant à elle fut dissoute en 1999.